Pardon d'oublier de rire ou bon moment, de ne plus te suivre dans chacune de tes rondes. Ce n'est pas l'envie qui manque, ni le c½ur. Seulement, j'ai peur qu'à force de ne plus se quitter, on finisse par s'étouffer de différences trop visibles, d'une haine qui, encore, nous trahira. Je préfère qu'on s'attende parfois, pour se prouver qu'on est là et que tu comptes pour moi plutôt que revivre dans cet infernal tourbillon dans lequel on s'était fourrée, à deux.
La compréhension muette de nos yeux ne suffira pas pour leur dire qu'on rêve d'ailleurs, n'importe où, du moment qu'ils ne soient pas là. Je meurs dans cet endroit noir de monde qui s'amuse à parler trop fort, détruisant tout ce que j'aurais pu vivre, admirer et aimer. Et ça, tu le sais... Pourtant, je resterais le temps qu'il faudra du moment qu'on y croit.
« La même nuit que la nuit d'avant et les mêmes endroits deux fois trop grands. T'avances comme dans des couloirs ; tu t'arranges pour éviter les miroirs »
J'attendrais ton coup de fil qui me demanderas de garder ton chien, ne t'inquiètes pas !