« La nuit, tous les chats sont gris. »

« La nuit, tous les chats sont gris. »


# Gepost op zaterdag 14 november 2009, 15u03

Gewijzigd op dinsdag 17 november 2009, 13u37

On croyait défaire l'étreinte d'un coup sec, et puis finalement on se réveille avec.

 On croyait défaire l'étreinte d'un coup sec, et puis finalement on se réveille avec.
Il pleure, aujourd'hui. Aveuglé par la peur de ne plus tenir sur le fil, de sombrer dans l'injure de leurs yeux noirs. Elle le devine, lui attrape la main et l'entraîne ailleurs. Elle n'a jamais compris pourquoi, pourquoi elle le laisse prendre sa force, le laisserait prendre sa vie. Ils espéraient qu'ils resteraient une place de libre, une heure de gloire pour leur permettre de s'accrocher à un espoir. Pourtant, ils sont là, perdus dans l'entraille du monde, entourés de fausseté de tout les cotés. Inséparables, ils sont. Quand elle pleure, il la rassure et lui redonne le courage qui a déserté ses yeux ; il lui dit des mots d'amour lorsqu'elle sourit. Elle sourit, encore plus fort, sans un mot. Dehors, le monde défile pendant qu'elle découvre son univers, son empire, ses empreintes et ses papiers. Ils s'étaient donnés le droit de se faire des promesses, parce qu'il le fallait et de rêver, parce qu'ils y croyaient. Il n'imagine plus sa vie sans elle, il ne comprend plus sa vie tout court. Faits l'un pour l'autre sans jamais avoir la prétention d'y croire. Elle n'a jamais été aussi rassurée tout en ayant si peur. Comprenant qu'il détenait une grande partie de sa vie et tout ses secrets, elle ne peut s'empêcher de s'accrocher, et lui de l'étouffer. Il l'attend, encore. Beau, il la regarde planter des bises sur des joues presque inconnue avant de l'attraper par le cou, simplement pour lui rappeler l'évidence de leurs yeux. Il déteste tout ces gens qui l'empêchent d'être lui-même ; elle déteste qu'il soit un autre. Ils rêvent d'une planète peuplée seulement des quatre ou cinq personnes qu'ils ont décidés, le jour d'avant. Ils sont seuls, ils s'adorent, ils s'engueulent et ils s'aiment. C'est la loi depuis la nuit des temps, un jour on ferme les bras et il y a quelqu'un dedans...



« C'est l'histoire d'une seconde où elle peut enfin faire comme tout le monde : poursuivre un oiseau, un ballon, son trésor. »

# Gepost op maandag 09 november 2009, 14u58

Gewijzigd op zaterdag 14 november 2009, 15u05

Un regard perçant ou une remarque mal placé et voilà que mes yeux s'emplissent de larmes brulantes, trop salées. Tu fais semblant de ne pas voir ce que tu ne comprends plus depuis longtemps et je ravale tout ça avec amertume. Je te déteste, si tu savais. Tu me rends coupable de ma faiblesse. Parce que je suis comme une autre. Et plus coupable encore, parce que je suis moi. Je l'ai appris dans tes regards, tes haussements d'épaules, tes soupirs agacés, tes mains sèches et glacées. J'ai peur. Peur de moi et de ce que je ne dis pas. Perdue au milieu de l'histoire qui ne trouve plus son suspense, je n'ai plus de rêves. Tu les aurais détruits d'une contradiction, d'un non retentissant, sans autres explications. Je n'imagine même pas l'avenir, même pas demain, même pas tout à l'heure. Et maintenant n'a pas d'existence. Les nuits passent sans vraiment passer, comme si c'était elles qui se reposaient et non moi. Les cernes qui envahissent mon visage et mes yeux qui se posent partout, sauf sur toi, te rendent aveugle. Préférant m'ignorer et faire semblant de ne pas voir une frayeur trop pointu pour ton maigre bouclier de rires, je reste dans l'ombre de ton indifférence. Aujourd'hui, je t'ai menti. C'était pas la première fois, ni la dernière. Seulement un pas de plus près du gouffre qui se creuse entre nous. Je voudrais te frapper pour que tu réagisses, que tu te rendes compte que je tombe de fatigue, que je ne ris plus jamais face à toi et que je ne crois plus en rien, même en moi. Je voudrais une bonne bagarre, un combat sur le tapis du salon, pour que tu m'envoies des droites qui me fasse m'effondrer sur toi. Je voudrais que tu remplissent ton rôle jusqu'au bout, et d'arrêter de me placer chez les grands ou de me prendre pour une gamine quand ça t'arrange. Choisis. L'enfant restera dans tes jeux et ton empire, l'autre partira. Loin de tes yeux et de ton c½ur trop innocent pour être sincère. Et crois-moi, tu ferais mieux de craindre mes larmes. Parce ce que tu sais, c'est toujours une goutte d'eau qui fait déborder le vase, ou l'océan.



« C'est toi qui m'a abandonné à des anges de papiers. »



Un serment à l'eau, deux paroles en l'air...
Trois petits bateaux oubliés par terre.



Après, on rêve d'avant.

# Gepost op woensdag 21 oktober 2009, 15u12

Gewijzigd op donderdag 22 oktober 2009, 12u36

« Ça, c'est vraiment toi. »

 « Ça, c’est vraiment toi. »
Ça passe. Ça passe, et repasse. Ça nous dépasse.


« Et note vie, ça avait été de jouer la comédie sur les routes. »




# Gepost op maandag 26 oktober 2009, 12u37

Gewijzigd op vrijdag 27 november 2009, 13u03

Mes musicos...

  Mes musicos...
Nostalgique, je refuse vos rires sous un prétexte idiot, laissant nos partitions me ramener au passé. On a tout laissé, même les rares moments ou on se retrouvait. Perdus, au milieu de gens étrangers qui n'étaient plus les nôtres. Ma meilleure vie restera celle ou l'on s'est trouvés, ressemblés et aimés un peu plus fort que les autres. J'avais cousu mon identité à vos faits et gestes, prise dans votre insouciance et vos jeux ridicules. Les autres se moquaient, jaloux et vieux trop tôt alors qu'on riaient à n'en plus finir en construisant des châteaux avec les cartes qui nous avaient été distribuées. Égoïstes, oubliant la vraie vie, on est tombé en même temps que notre palais de rois et de reines. Mais vous savez, j'aimerais pouvoir poser la dernière carte, simplement pour me persuader qu'on ira ni plus haut, ni plus loin...


Merci de m'avoir tout appris.

# Gepost op vrijdag 09 oktober 2009, 12u55

Gewijzigd op maandag 09 november 2009, 12u26